Portrait

YUKSEK

 

Away from the Sea, mais pas loin de la Seine, Yuksek fait sa première Eté d’Amour parisienne ce mercredi 18 juillet. Est ce que l’on a vraiment besoin de vous présenter le bonhomme ? Des débuts electro, un virage plus pop en solo, des duos avec Brodinski et The Magician, le garçon est supra doué et forcément éclectique musicalement, parfait pour une Eté d’Amour d’anthologie ! Interview à la volée entre New York et Paris – via Calvi.

Wanderlust pourrait être le titre d’une chanson de Yuksek, non ? 

Yuksek : Sûrement, par la vie que je mène et certains de mes titres, mais au fond, même si je fais le tour du monde plusieurs fois par an, je suis assez casanier, je n’ai jamais vécu assez longtemps à l’étranger pour oublier d’où je viens.

Je relisais ton interview pour Creator Project où tu reviens sur ton rôle de producteur sur l’album de Birdy Nam Nam. Tu le définis comme « rendre la musique plus accessible, pas dans un sens commercial, mais plus accessible pour les oreilles ». Je trouve ça bien formulé. Tu penses qu’il y a un langage musical universel, une sorte de dénominateur commun de l’humain?

Je ne sais pas mais en tout cas je pense que la plupart des gens ont envie d’une musique relativement « compréhensible ». J’entends par là qu’en tant que musicien parfois on se fait porter par la création et l’euphorie et que la musique peut devenir assez obscure pour quelqu’un qui n’aurait pas suivi le processus créatif. Le rôle d’un bon producteur,  je pense c’est de trouver l’essence d’un morceau et de la magnifier.

De Joy Division à Kraftwerk en passant par Phoenix, tu as une haute estime de la musique Pop. Est-ce une bonne définition de ta musique : de la pop de haute volée ?

Je n’ai pas de définition mais ce que j’aime c’est une musique qui véhicule des émotions, qu’elle soit contemplative, dance ou autre… L’important c’est de ressentir quelque chose, je n’aime pas trop la musique de démonstration, de performance.

Tu n’en finis pas de tourner en alternant live et dj set, mais tu abordes le DJ set comme un ‘side project’ si on peut dire. J’imagine que jouer des disques entre deux dates de ‘vrai’ live doit être assez plaisant et relaxant, une sorte de parenthèse. La tension doit retomber un peu…

Oui carrément. mais ce n’est pas péjoratif. je le fais depuis longtemps et j’y prends beaucoup de plaisir, je m’y investi totalement mais c’est vrai que la tournée pour moi c’est le live, depuis un an on a fait plus de 100 dates en live et maintenant je fais plus de dj set.

Quel est le DJ qui t’a impressionné dernièrement ?

The Magician. C’est un pote (on fait Peter & The Magician ensemble et je produis ses tracks et remixes) mais également le meilleur DJ actuel, capable d’emmener n’importe quel public avec classe.

Et le live show  ?

MGMT à Bogota, magnifique, musical, sans pose, sans prétention.

Depuis leurs débuts en 2002, les soirées été d’amour ont voulu décliner un esprit baléarique à Paris. Quelle définition personnelle donnerais-tu de ‘Baléarique’ ?

Une musique d’épicuriens, de gens qui veulent se faire plaisir et faire plaisir aux autres, et une musique qui rapproche, ce qu’on a un peu oublié en club ces dernières années je trouve.

Les premières histoires d’amour quand on est enfant ou adolescent se passent souvent pendant les vacances d’été. Quelle est le premier souvenir que t’inspirent les deux mots « été » et « amour » ?

Amour adolescent, la Bretagne pour moi…

Tu sors un nouvel EP ces jours-ci, « ‘The Edge » avec un beau line-up de remixers. Peux-tu nous raconter une anecdote sur chacun des remixers : Panteros666, Aeroplane, Beni et KIM – quelque chose qui t’a rapproché d’eux?

KIM je le connais depuis longtemps, il a sorti une vingtaine d’album, plus ou moins autoproduits, rempli de tubes mais plutôt hors du circuit malheureusement. Beni comme Vito d’Aeroplane sont des DJ’s que j’ai beaucoup croisés en tournée et que j’apprécie beaucoup, humainement et professionnellement. Et Panteros travaille comme moi avec Savoir Faire, je l’ai rencontré récemment et c’est un type très drôle, vraiment freak et talentueux.

 

Interview réalisée par Jérôme Viger-Kohler.

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