Benjamin Simmenauer, philosophe de son état, sera présent ce soir aux côtés de Jean-Michel Bertrand pour une discussion autour de la mode et du cinéma.
Pouvez vous nous parler de vous et de votre travail ?
J’ai 32 ans et je suis toujours à la recherche d’un dénominateur commun à toutes mes activités … Je passe le plus clair de mon temps à travailler à l’institut de recherche HCK basé à Paris et que j’ai fondé avec des amis il y a deux ans. Je travaille également comme consultant freelance ici et dans plusieurs autres lieux. J’enseigne occasionnellement entre autre à l’IFM qui se trouve à deux pas du Wanderlust.
Comment avez vous rejoint le Wanderlust ? Qu’est ce qui vous a attiré dans ce projet ?
Coralie Gauthier du Wanderlust et Jean-Michel Bertrand de l’IFM avaient ce projet d’un festival autour de la mode et du cinéma. Jean-Michel m’a tout d’abord proposé de l’accompagner à la première soirée en tant que son invité. J’ai vraiment apprécié, au point de revenir aux évènements suivants !
Qu’est ce que les gens peuvent espérer d’un de ces évènements ?
L’idée de cette première année de festival était de trouver différentes approches pour traiter du lien entre la mode et le cinéma. Un soir nous avons choisit « Fashions 1934″ et « Roberta », deux films Hollywoodiens des années 30 dont l’action principale se déroule dans le monde de la mode. Ces deux films exposent en détail le monde et les mystères de l’industrie de la mode. On y découvre que derrière l’apparence superficielle et glamour, cette industrie est confrontée aux mêmes règles depuis le départ : Le combat d’égo des créateurs, la quête désespérée de l’exclusivité du consommateur, le perpétuel conflit entre sensibilité artistique et le marché des affaires, le copyright ou encore l’identité propre à une marque, dans un monde où tout le monde se copie. Dans nos introductions nous essayons d’analyser les symboles et le sens de certains d’entre eux, principalement en ce qui concerne les accessoires et vêtements de mode, comment ceux-ci participent à la perception et au caractère d’un personnage, etc … Notre but étant de proposer une analyse du film, d’un point de vue original.
Qu’est ce qui fait du Wanderlust un lieu unique pour y pratiquer votre activité ?
Le Wanderlust est un lieu vraiment différent des autres clubs parisiens. Il y a ici assez d’espace pour pour une conversation. Il est facile d’aller d’un groupe à l’autre, ce qui est assez reposant comparé à d’autres lieux, beaucoup plus étroits. La « salle » de cinéma est presque au milieu de la piste de danse et cette configuration est très intéressante à expérimenter ! Tout est extrêmement simple, vous n’avez qu’à prendre un casque et vous asseoir pour regarder le film. Une fois celui ci fini, direction le club pour une fin de soirée plus Clubbing !
Travaillez vous sur d’autres projets actuellement ?
Je travaille actuellement sur un livre autour du créateur autrichien Carol Christian Poell. Les textes sont prêts et nous sommes toujours à la recherche d’un éditeur. C’est un projet de 2 ans qui me tient énormément à coeur.
La fashion Week de Paris arrive, qu’est ce que cela signifie pour vous ?
Je vais avoir l’air d’une grand-mère grognon mais pour moi, la fashion week ressemble à un carnaval. La foule de personnages « fashion » qui envahit Paris est fatiguante … Mais c’est drôle de voir à quel point les gens changent de style tous les 6 mois, en accord avec le dernier dictat de l’industrie de la mode. Certains des défilés et soirées sont sympa mais je ne peux pas vraiment dire que je fasse partie de ce monde.
